Connexions à des sites pornographiques et licenciement

Dans cette affaire très récente, en date du 23 novembre 2011, la Cour de cassation a validé le licenciement pour faute grave d’un salarié justifiant de 10 ans d’ancienneté dans une entreprise, sans aucun reproche jusqu’alors.

La Cour de cassation rapporte, dans cet arrêt, que le salarié se connectait à des sites internet non professionnels durant ses heures de travail, en utilisant par là même à des fin personnelles le matériel informatique et la connexion mis à sa disposition, au point d’avoir consacré à ces activités de nature privée une part très importante de son temps de travail, jusqu’à avoir mobilisé 14% de l’activité internet de l’entreprise, quand il est de surcroît établi que la nature et l’objet de ces connexions intéressait des sites ayant revêtu un caractère pornographique, voir zoophile (..)

Dans ce type de situation, le licenciement est la sanction habituelle.

La jurisprudence se montre donc toujours très sévère dans ce type de situation, puisque c’est ni plus ni moins que la faute grave qui est retenue, c’est à dire le licenciement sans préavis ni indemnité.

Source : Cassation sociale 23 novembre 2011, n°10-30833. Yn avocat Lyon décembre 2011

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