Inaptitude et reclassement

En cas d’inaptitude délivrée par le médecin du travail, la difficulté pour l’employeur est souvent de bien comprendre en quoi consiste son obligation de reclassement, avant de procéder à l’engagement d’une procédure de licenciement.

Des nouveautés sont issues de la loi travail et entrent en vigueur au 1er janvier 2017. Désormais, quel que soit le cas de figure, que l’inaptitude du salarié soit liée à un accident du travail ou pas, l’employeur doit procéder :

– à la consultation préalable des délégués du personnel avant la proposition de reclassement ;
– à l’information écrite du salarié, lorsqu’aucun reclassement n’est possible, en lui indiquant les motifs qui s’opposent à son reclassement.

Par ailleurs, le médecin du travail peut formuler des indications sur la capacité du salarié à bénéficier d’une formation le préparant à occuper un poste adapté.

Mais il faut noter la dispense de recherche de reclassement lorsque le médecin du travail indique expressément que le maintien du salarié dans l’entreprise serait gravement préjudiciable pour sa santé ou bien – nouveauté – que son état de santé fait obstacle à tout reclassement dans un emploi.

En l’absence de cette mention, l’employeur devra donc justifier d’une impossibilité de proposer un poste de reclassement ou du refus par le salarié du poste de reclassement proposé.

Source : YN avocat Lyon droit du travail Janvier 2017

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