Offre d’emploi coquine et article L.1132-1 du Code du travail

Sur ce même sujet relatif à ce qui est autorisé ou interdit en matière d’offre d’emploi, voici une authentique offre d’emploi pour une animatrice de tchat de sexe.

L’annonce authentique publiée à l’époque par Pôle Emploi concernait effectivement l’embauche d’une animatrice de tchat de sexe.

L’annonce était en règle et on ne sait donc pas si le recrutement visait un homme ou une femme : société multimédia recherche un/une animateur/trice webcam et audio. Vous assurez l’animation de tchats pour adultes (messagerie rose) audio/visio la nuit et le week-end.

Contrat à durée indéterminée ; Débutant accepté; Salaire mensuel de 1 340,64 à 1 700 euros primes ; Durée hebdomadaire de travail : 20h00 hebdo travail de nuit.

Après tout, pour ce type d’emploi également, il faut bien examiner des candidatures. Et c’est vrai qu’il faut être sûr que la personne accepte le travail de nuit…

Rappelons que l’article L 1132-1 du Code du travail dispose : « aucune personne ne peut être écartée d’une procédure de recrutement (…) en raison de son origine, de son sexe, de ses moeurs, de son orientation sexuelle…(…)

C’est vrai que précisément, il y a certains critères qui seront déterminants pour ce type de recrutement. Trop jeune, trop black, pas comme ci ou pas comme ça…etc. Nous ne sommes donc plus dans des critères professionnels strictement objectifs, mais au contraire dans des critères éventuellement discriminatoires au sens de l’article L.1131-1 du Code du travail.. Mais d’un autre côté, pour recruter un mannequin, une hôtesse d’accueil…etc, c’est bien pareil.

Source : YN Avocat Lyon droit du travail juin 2013

Cet article vous a-t-il aidé ?

OUI NON
×

Comment pouvons-nous améliorer ce contenu ?

×

Merci pour votre aide !

Votre réponse va nous aider à améliorer mes contenus pour mieux vous satisfaire...

Pour en savoir plus sur moi...:

Linkedin Avis Google Business

Une réponse sur “Offre d’emploi coquine et article L.1132-1 du Code du travail”

  1. Vaste sujet que le télétravail. Les employeurs et organisations syndicales sont obligés de signer des accords sur le sujet et quel sujet ! La plupart des salariés en déplacement ou non, suivant leurs responsabilités, se connectent à distance pour répondre aux mails et finaliser des dossiers. Si cela fait partie de leur fonction ok. Mais sinon, sans parler de rémunération et prise en charge de frais supplémentaires, quand le salarié arrête-t-il d’être sous pression ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Pin It on Pinterest